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Exclusive Drive au Mans 2014

Deux jours d'essais et de passion !

Voilà deux ans que j’avais découvert Le Mans lors des 24 heures et l’édition de « Le Mans Classic » de 2012. Deux ans à attendre d’y retourner pour respirer à nouveau ce parfum si spécial et si grisant qui sied à ce lieu chargé d’Histoire. Et voilà que la deuxième édition des Exclusive Drive arrive et qu’on me demande d’y participer.

 

Ces deux jours étaient placés sous le signe du pilotage, de la découverte et du coaching sur le circuit Bugatti du Mans, long de 4.185 km et dont le seul nom réveille tous les meilleurs sentiments du passionné d’automobile. Sont présents La Porsche Driving School, le pilote référent Christophe Tinseau, Le Scuderia club de France, Courage Classic venue avec des anciennes, Prestige Racing qui avait amené une Benetton ex-Schumacher, et tant d’autres auprès desquels je m’excuse pour l’oubli…

Cartes mémoires vidées, batteries chargées, le matériel photo est prêt. Reste plus qu’à trouver un casque, car cette fois, je vais passer de l’autre côté de la barrière et cramer de la gomme au taquet sous le Dunlop !! Une fois les détails réglés, c’est parti pour 700 km de voyage épique (dont je vous passerai les détails, mais la nuit fut courte).

 

J’ai accompagné RC Prestige (revendeur de véhicule haut de gamme à Colmar, Lyon, Paris et bientôt Strasbourg) qui est venu avec une Aston Martin Rapide et une Ferrari F430 Spider. Plus les invitations clients venus tester leurs voitures et se faire coacher. C’est ainsi que le stand s’est enrichi de la présence d’une Lamborghini Gallardo, d’une Ferrari 599 GTB, d’une Audi R8 V8 et d’une des 12 Alfa Roméo SZ vendues en France (en tout cas officiellement par Alfa, nous en avons croisé une deuxième importée de Suisse...).

Décoration en place, machine à café branchée, il est temps de se familiariser avec la piste. Patrick Cornus, patron de RC Prestige et champion de France 1997 de Formule Renault Biocarburant, nous embarque dans la Rapide pour un baptême en bonne et due forme. C’est que malgré ses deux tonnes, elle se bouge bien la limousine, mais n’est pas à sa place !!

 

Puis il est temps de découvrir ce que la 599 a dans le ventre. Aux côtés du propriétaire, qui n’a certes pas les compétences de pilote de mon précédent chauffeur se fait plaisir et me fait bien réaliser que cette monture est bien plus adaptée à notre utilisation du jour que l’Aston. Châssis affûté (mais vif), puissance dévastatrice, c’est un vrai régal ici !

Première pause pour s’imprégner de l’ambiance. Déambuler dans les stands, entamer des discussions à bâtons rompus, découvrir des voitures exceptionnelles, et saisir cet instant unique… Une fois passé, il est temps d’aller se mesurer au Bugatti et pour ça, je choisis une Mini GP de nos voisins.

 

Banquette arrière dégagée, barres anti-rapprochement avant et arrière, puissance boostée à 218ch, pneus semi-slicks, voilà une belle entrée en matière pour découvrir le circuit. Petit préambule avec les souvenirs de ma Cooper de 2004, et le feu passe au vert, me laissant découvrir que l’instructeur qui m’accompagne est bien là pour me faire profiter de ces deux tours. Premier gros freinage pour attaquer les vibreurs de la chicane Dunlop et voilà que je soude la pédale de droite pour passer sous la passerelle du même nom. On reste collé à gauche sans voir la piste et gros freinage pour plonger dans le grand droite de la Chapelle, débraquage et gaz à fond avant que le double gauche du  musée n’arrive avec son grand dégagement en sortie qui permet d’ouvrir tôt et fort.

Collé de nouveau à gauche, gros freinage pour replonger (encore, toute cette partie est en descente) dans le double droite du garage vert où le pilote me guide pour n’avoir qu’un point de braquage et viser la corde du deuxième pour pourvoir écraser l’accélérateur et se jeter dans le S du chemin aux boeufs que l’on peut couper allègrement (fait le lendemain en… patientez, vous saurez). S’en suit une partie lente et technique avec les « S » bleu et le raccordement où le circuit permanent et rejoint le « grand » circuit des 24 heures.

 

Me voilà en train de passer avec un petit 4 cylindres hurlant à pleins poumons entre les mythiques gradins (malheureusement vides) prêt à freiner pour enchainer le deuxième tour…  Pfffff, que dire ? La voiture est très sympa et ce circuit juste exceptionnel. Et vivre, certes à ma mesure, un petit bout de ce qui est peut-être la plus grande course du monde, ben là, tout de suite, je réalise à peine.

Après le repas, place à la découverte de la SZ, avec le propriétaire puis le pilote. Ben cette voiture est une révélation !! Une vraie sangsue ! Elle ne glisse que peu, et encore, faut la chercher, le V6 est coupleux et amateur de hauts régimes, sans parler de la musique… Le possesseur d’Exige qui a vu ce petit boulet rouge lui faire l’intérieur au musée doit encore enrager !

 

La journée se poursuit tranquillement jusqu’aux sessions de début de soirée, où je fais un petit tour avec la Gallardo. Quel plaisir de la découvrir en boîte manuelle, et sans la pousser, de pouvoir apprécier le circuit avec le coucher de soleil… La fin de journée s’annonçait calme, jusqu’à la visite de Matthieu Kassovitz, véritable passionné qui n’en est pas revenu de voir une SZ ! Et qui était encore plus impressionné de découvrir son potentiel sur piste !

Nuit tranquille passée à récupérer un peu, et c’est reparti pour un deuxième jour, où la météo s’annonce moins clémente. Le vent fort annonce des changements violents, et les averses (notamment de grêle) ont calmé les ardeurs. Mais pas empêché de faire deux tours en 430 spider quand le soleil nous a accompagné ! Un léger excès d’optimisme m’a fait vérifier qu’on pouvait couper la chicane (et oui, c’est elle). Si faire hurler le 4 cylindres était déjà plaisant, l’écho du  V8 Ferrari dans la ligne droite des stands m’a fait dresser les poils.

 

Denier essai sur piste, une petite Abarth 595. 1.4 turbo, 160ch, c’est parti ! L’instructeur me donne peu de consigne et je baptise le premier jeu de plaquettes de la journée. Si la présentation et le bruit jouent la sportivité, il faut avouer que la présence de pneus de route limite le potentiel sur piste, surtout si on essaye de la comparer à l’affutée Mini GP de la veille. Mais le plaisir est bien là et elle ne s’est jamais montrée piégeuse.

 

Un dernier coucou de Cyril Drevet qui est allé se faire plaisir en Mit-Jet et avec notre Lamborghini qu’il maitrise, et il est temps de rentrer. Des souvenirs pleins la tête et une seule envie, revenir l’année prochaine !

© Thomas WAELDELE pour Mon Journal Auto – Tous droits réservés

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