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Audi A5 2.7 TDI Ambition Luxe

Un grand coupé pour combler un vide

Lancé en 2008, ce grand coupé cherche à combler un vide dans la gamme Audi. En effet, rien avant ne concurrençait le coupé BMW série3, ni le Mercedes CLC (ou Classe C coupé maintenant, on se perd un peu dans les dénominations à l’étoile). Et le succès est au rendez-vous car il a depuis donné naissance à une gamme avec un coupé 4 portes et un cabriolet.


Restylé depuis, nous essayons un modèle 2009 avec le diesel milieu de gamme, le V6 2.7 litre de 190 chevaux. Si les phares sont plus modernes maintenant, il faut avouer que la ligne générale n’a pas pris une ride. Surtout cette vague qui part des ailes avant pour finir sur les arrières et qui semble donner vie à la voiture.

On retrouve un intérieur typique Audi : sobre, sérieux et bien agencé (l'ergonomie est quasi sans faille sauf pour l’autoradio). L’équipement dans cette version haut de gamme Ambition Luxe est complet (cuir, phares au xénon, climatisation bi-zone, etc.), mais il faut encore plonger dans la longue liste des équipements supplémentaires pour avoir de jolies jantes ou un cuir étendu. Et j’en passe… Cependant, même sans prendre la totalité des options, l’on vit bien à l’intérieur avec 4 vraies places et le coffre est logeable, même s'il n’est pas des plus pratique à charger.


On enclenche la boîte automatique sur Drive et en avant. Le moteur est silencieux, et le confort omniprésent. Vite, des kilomètres à faire !! Les sièges assurent un bon maintien et les suspensions absorbent sans difficultés les inégalités de la route.

Mis en confiance par tant de qualités, il est temps d’hausser le rythme... La tenue de route se révèle à la hauteur, même sans le châssis sport des modèles S-Line qui a cependant le défaut de rendre la voiture trépidante à basse vitesse. Il ne faut pas non plus y voir là le modèle idéal pour attaquer les petits lacets de montagne, mais on peut y aller sans arrière-pensées. D'autant plus que le freinage, s’il manque d’attaque, se montre à la hauteur, du moins tant qu’on ne passe pas sa journée sur un circuit.


On tombe alors sur une boite automatique (multitronic à variateur) un peu lente et inadaptée à la conduite sportive autant qu’elle est douce au quotidien. De toute façon, le moteur fait valoir sa puissance et son couple plus adaptés aux longues distances qu’à l’attaque, ce qui est conforme à la définition de ce coupé.


En définitive, ce qui semblait avoir été créé dans un simple but commercial pour faire face à une concurrence premium de plus en plus féroce, a donné naissance à une auto aboutie et qui reste belle, signe d’un dessin intelligent et gracieux. Même si elle souffre des lacunes imputables à nombre d’Allemandes, notamment en ce qui concerne la liste des options, elle a su en offrir le meilleur (confort, finition, sécurité), dans une bien belle enveloppe.

Tout d’abord la joie simple de se déplacer dans un véhicule statutaire. Une Audi, ça pose un personnage, mais en plus un coupé de cette taille, ça impose une forme de respect. Même avec un « petit » et vulgaire diesel... Ça doit être les feux de jour à leds.


Il faut avouer que l’ambiance intérieure apporte aussi son lot de satisfaction et une impression de bien-être rare. Tout est réfléchi et rien ne vient perturber cette expérience de conduite. Que l’on peut souhaiter plus dynamique, mais à ce moment-là, vaut mieux se tourner vers d’autres modèles, siglés S ou RS...


Bref, une « voiture à vivre », mais sans se soucier de menus détails comme avec d’autres constructeurs qui ont utilisé ce slogan avec moins de bonheur...

© Thomas WAELDELE pour Mon Journal Auto – Tous droits réservés

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