MonJournalAuto, c'est ici que ma passion s'exprime !
MonJournalAuto, c'est ici que ma passion s'exprime !

Volkswagen Passat TDI 150 Confortline

Bien plus qu’une évolution…

Mais si, je suis sûr que vous voyez ! Vous savez la Passat, cette berline bonne à tout faire déclinée en break gigantesque… Il faut avouer que la génération précédente, elle-même une simple évolution de celle d’avant, ne faisait pas tourner les têtes. Volkswagen a décidé de renforcer l’attrait de la huitième génération de Passat, tant sur le fond que sur la forme, découvrons ce qu’il en est.

 

De prime abord l’évolution stylistique ne saute pas aux yeux. Mais si l’on reconnaît la Passat, on ne peut quand même s’empêcher de se dire qu’il y a quelque chose de différent. Phares au dessin plus acéré, calandre chromée, ligne plus tendue, arêtes latérale plus marquées, incontestablement elle se montre plus dynamique.

De même à l’intérieur, l’évolution se fait dans la continuité, mais en donnant un grand coup de modernité. J’ai particulièrement apprécié le bandeau horizontal à ailettes chromées de la planche de bord dans lequel sont noyés les aérateurs et qui rappelle judicieusement la calandre. Sinon l’ergonomie est toujours aussi poussée et la qualité des matériaux et des assemblages toujours de très haut niveau, même si quelques ajustements (notamment entre la planche de bord et les portes avant) pourraient être plus précis.

 

J’essaye aujourd’hui une version TDI 150 boîte mécanique en finition Confortline, ce qui devrait représenter le cœur de gamme en France. L’équipement permet de disposer de tout ce dont on a besoin, y compris du nouvel écran central haute définition à la réactivité accrue qui gère tout le multimédia ainsi que le GPS (malheureusement en option) et désormais beaucoup plus confortable à utiliser car plus réactif. Autre regret au niveau de l’équipement, le régulateur de vitesse ne dispose pas du module adaptatif ACC (gestion automatique de la distance séparant de la voiture qui précède), qui reste disponible en option.

Au chapitre des bizarreries, à l’heure où la boîte DSG se propose avec succès sur la Polo, il est étonnant d’essayer une Passat avec une boîte mécanique. Cependant, elle reste agréable à manier, avec des verrouillages fermes et un débattement juste comme il faut. Seul l’embrayage manque un peu de progressivité, ce à quoi je me suis habitué au fil de l’essai, et n’est vraiment problématique que sur le premier rapport.

 

Le 2 litres diesel est ici à son premier niveau de puissance, soit 150 chevaux (il grimpe jusque 240  dans version Bi turbo), ce qui est suffisant pour cette grande berline. Souple, il accepte les bas régimes sans broncher, mais dévoile sa vraie nature après 1800 tr/m. Quelle vigueur à partir de là !

J’ai commencé mon essai par un trajet autoroutier, ce qui sera la vocation première de la voiture, afin de tester le confort et les relances sur les rapports élevés (très bon pour le premier et suffisantes pour les deuxièmes) mais j’ai vraiment pris conscience du potentiel de la voiture en partant à la recherche d’un endroit pour la photographier. Alors que je m’apprêtais à dépasser, un judicieux rétrogradage sur le troisième rapport m’a placé au régime idéal pour profiter de toute la force de ce bloc.

 

Et me voilà parti à enchaîner les virages à bord d’une berline statutaire comme s’il s’agissait d’une compacte sportive. Certes ce n’est pas une Golf GTI, mais jamais je n’ai ressenti le gabarit imposant ni le poids de cette voiture. Il faut pour cela remercier la nouvelle plate-forme allégée et à l’empattement allongé qui assure un très bon équilibre à l’ensemble.

Quelle délicieuse surprise ! En ne perdant rien de ses qualités naturelles héritées de ses glorieuses aïeules (habitabilité, coffre, confort, finition et tant d’autres), cette nouvelle mouture de la berline haut de gamme de VW s’enrichit d’un dynamisme rare pour une voiture de ce gabarit. Tout en restant placée niveau tarifaire par rapport aux allemandes premium, un peu moins faces aux généralistes, ce qui confirme le nouveau placement de VW, que l’on pourrait qualifier de « généraliste Premium ».

 

Nous voilà donc avec un véhicule à double face à plusieurs niveaux. Certains n’apprécieront pas le côté « cul entre deux chaises » mais je dois avouer être séduit par cet aspect haut de gamme abordable, ainsi que de pouvoir bénéficier d’un véhicule confortable tous les jours capable de satisfaire les envies de conduite dynamique le week-end.

 

Ce qui m’a fait plaisir dans cette nouvelle Passat, c’est le fait d’avoir une voiture à deux visages. Sous ses apparences de berline confortable (ce qu’elle est) on trouve une petite canaille qui ne demande qu’à aller s’amuser sur les petites routes.

 

Et si les motoristes modernes nous abondent de couple et de montées en régime linéaires, tant en essence qu’en diesel, ce moteur qui se réveille peu avant 2000 tr/min lui donne un sacré caractère, et finalement, c’est bien ce qui manque le plus aujourd’hui à nos voitures. Alors en retrouver un peu, ça fait du bien !

© Thomas WAELDELE pour Mon Journal Auto – Tous droits réservés

Un grand merci à l’équipe des concessions VW Paul Kroely Automobiles pour son accueil chaleureux et sa confiance lors du prêt du véhicule. Retrouvez-les du lundi au samedi à deux adresses : Rn 83, pont du Péage à Illkirch et 33 rte de Brumath à Hoenheim.

Merci aussi à la ville de Molsheim, au personnel de l’office de tourisme et de la Police pour m’avoir laissé l’accès à la place de l’Hôtel de Ville pour réaliser les photos

Lien vers les galeries photo de la Volkswagen Passat TDI 150 Confortline

Recommandez cette page sur :

Version imprimable Version imprimable | Plan du site Recommander ce site Recommander ce site
© Thomas WAELDELE "Ph-Auto-Graphe"