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BMW M6 V10

Suffit-il d’un V10 pour être une sportive?

Me voila en plein dilemme… J’ai pour la première fois l’occasion de conduire cette icone des sportives modernes, encensée par la presse et adulée par tous les fans de BMW. La fiche technique fait saliver : V10, 507 chevaux, rupteur au-delà de 8.000 tours, plus de 100 ch/l, rendement représentatif de la  performance s’il en est, a fortiori pour un moteur atmosphérique de cette cylindrée. Alors je me retrousse les manches, me crache dans les mains, et me prépare au combat que seules les voitures de plus de 500 chevaux peuvent vous permettre de livrer.

Avant d’aborder la conduite de cette bavaroise d’exception, je me dois de faire une parenthèse sur le look de cette dernière. Je n’ai jamais été fan du regard pleureur et tombant de la série 6 de cette génération, et l’arrière me parait massif et disgracieux. Il fau reconnaitre qu’après une heure de shooting photo et grâce aux ajouts « sportifs », elle me paraît moins laide qu’avant. Par contre, ôtez cet horrible porte gobelet rajouté à la dernière minute !


Bref, contact… Et alors, c’est ça le bruit d’un V10 en Allemagne? De ce coté là, il y a des leçons à prendre dans la région de Sant’agatta, où dès le contact, on a des frissons. Ça ira peut-être mieux après, plus haut dans les tours… On se déplace bien a bord du coupé M6, finalement. Suspensions confortables, moteur souple, boite de vitesse dans le même registre, alors on se prend à accélérer, et là... déception! Ça pousse, mais un bon diesel de 3 litres procure le même genre de sensation dans une berline germanique.

C’est alors que commence la séquence paramétrage du « bolide ». On va commencer par appuyer sur le bouton Power, histoire de récupérer les 100 chevaux qui manquent à l’appel., ensuite, on va appuyer sur la touche EDC pour mettre les suspensions dans leur position la plus ferme et ainsi éviter les mouvements de caisse superflus. On commence à avoir du mieux, mais je trouve la boite encore trop lente (et changeant de rapport trop tôt à mon gout), et la pédale d’accélérateur longue à la détente. C’est alors qu’intervient un troisième bouton à la base du levier de vitesse qui permet d’affuter tout ça. Allez hop, au taquet, histoire de voir ce que donne la bête en configuration agressive. Ben c’est toujours pas ça. On obtient un engin réactif, vigoureux, mais qui ne fait pas oublier son poids. Car tous ces artifices ne font pas oublier les 1.700 kilos de la bête, à vide...


Alors cette M6 est-elle une sportive? Peut-être en affinant chaque réglage comme il est possible de le faire, en y passant du temps pour trouver sa configuration optimale. Ok c’est un avantage de pourvoir façonner sa voiture comme on le souhaite, mais une vraie voiture de sport se sent au premier coup de volant, pas après de longs paramétrages...

 

Vous l’avez compris, pas grand chose en fin de compte. Sauf si on la considère comme une Grand Tourisme. Et alors là, on peut se dire qu'on a un véhicule très confortable, avec des capacités routières avérées, et qui permet, le week-end s’y prêtant, d’être peaufinée pour avoir une voiture plus orientée vers le pilotage.


Le département M a confirmé sa maîtrise technique et en donnant la possibilité aux propriétaires d’accéder à différents réglages, et de les impliquer dans leur conduite. Ce qui me paraît gênant pour un court essai, peut devenir un vrai avantage sur une utilisation au long cours, et permet aussi de prendre en main rapidement une voiture à la puissance élevée.

© Thomas WAELDELE pour www.monjournalauto.fr – Tous droits réservés

Essai du BMW M6 V10 au format PDF
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