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Corvette C6

Canari piquant...

Pour ce nouvel essai sur longue distance (plus de 1.000 kms) voila qu’on me propose de convoyer une Corvette C6 (à l’époque, elle ne s’appelait plus Chevrolet, pour bien la différencier du reste de la gamme), jaune histoire de la rendre encore moins discrète que ce qu’elle n’est déjà.


Une ‘Vette, c’est d'abord une gueule, comme on n’en voit qu’en Amérique, avec un long capot, bien nécessaire pour caser le big block de huit cylindres. Car une Corvette, c’est aussi un moteur, V8 obligatoire depuis la deuxième génération, porté ici à 6 litres pour une puissance respectable de plus de 400 chevaux. Mais c’est surtout la doyenne mondiale des sportives, de 10 ans l’ainée de notre mamie européenne de 911.

 

Démarrons-la, et voyons ce qu’elle a dans le ventre, après quasi 60 ans d’évolution. Première impression, l’embrayage et la boite de vitesses sont fermes. Avec tous ces systèmes robotisés, on n’y est plus habitué sur une sportive moderne. Une fois le mollet gauche chaud, et le mode d’emploi du levier accepté (bien décomposer et savoir précisément ou l’on veut le placer), on peut commencer à rouler sans hoquet.


Et en limitant les changements de rapport, car le plus stupéfiant à bord de ce « monstre », c’est la capacité de ce gros moulin à accepter de rouler à 1.000 tours/min sans broncher. Alors on démarre facilement en seconde et on cruise tranquillement sur les 5ème et 6eme rapports sans cravacher inutilement.

 

Car ces deux derniers rapports sont extrêmement longs (on est seulement à 3.000 trs/min quand on dépasse déjà les 200 km/h), ce qui pénalise les reprises, mais offre en contrepartie une consommation moyenne exceptionnellement basse pour cette cylindrée et cette puissance. J’étais à moins de 11 l/100kms sur parcours autoroutier, avec de fréquentes relances derrière des camions et des pointes régulières au-delà de 200 km/h.


Remarquable voyageuse au long cours, nous allons juger cette Corvette sur nos départementales, bien plus sélectives. Elle s’y montre à son aise, aidé par sa relative légèreté, jusqu'à ce qu'une partie grasse ne fasse décrocher l’arrière de manière assez violente et l'ESP de la récupérer avec la même violence. Mais cette réaction fait naître l’envie de retrouver la bête sur circuit, pour prendre des cours de drift...


On vous l’avait dit, c’est une voiture d’homme, des commandes de vitesse et d’embrayage à ses réactions à la limite. Mais elle sait se faire apprécier de beaucoup d’autres manières aussi, et ça c’est surement la force de l’expérience...

Glouglouglou, vroooap, glouglouglou, VROOOAAAPPPP! Comme ça, ça ne veut rien dire, mais démarrer un V8 américain, ça fait toujours sensation, et cette mélodie caractéristique se perpétue depuis des dizaines d’années

  

Ensuite, au-delà du son qu’il produit, c’est la plage d’utilisation du moteur qui m’a époustouflée. De 1.000 à 6.000 tours, il ne bronche pas, si bien que pour s’amuser, on peut passer sa journée sur le 4ème rapport et profiter du reste de l’automobile.

 

Et, aussi bizarre que cela puisse paraître, ce sont tous les aspects pratiques de la Corvette qui m’ont plus. Son confort, son coffre, la vision tête haute, tout cela concourt à l’envie de s’en servir tous les jours, et ça, c’est un vrai plaisir!


© Thomas WAELDELE pour Mon Journal Auto – Tous droits réservés

 

Essai de la Corvette C6 au format PDF
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