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Ferrari 360 Modena spider BVM6

Des sensations pures !

Ce slogan utilisé pour les produits laitiers dans les années 90 s’applique à merveille à le version décapotée de la 360. Une boîte manuelle, un petit toit en toile escamotable, des aides électroniques présentes, mais pas castratrices, tout concourt à une interaction homme/machine/environnement au top…


Commençons par détailler sa ligne. Plate, basse (surtout cet exemplaire aux ressorts raccourics) et large, elle exprime la sportivité quel que soit l’angle sous lequel on la regarde. Les effets de l’étude aérodynamique se font sentir et l‘on retrouve les écopes latérales à l’arrière qui abreuvent le V8 en air frais, comme elles le faisaient sur les 308/328. Pour ne rien gâcher, la petite capote ne dénature pas le dessin aérien de la berlinette.

Commence alors le morceau de bravoure. Faire tenir les 400 chevaux sur la route avec des aides électronique pas aussi perfectionnées qu’elles ne peuvent l’être aujourd’hui, et ne pas ruiner l’embrayage en essayant de ne pas caler. Avec toutes les boîtes robotisées et autre automatiques qui pullulent de nos jours, on n’en oublierait presque le « vrai » mode d’emploi. Et là, surprise !! Ledit embrayage sur lequel je m’attendais à me démonter le mollet gauche en un instant, est souple, même s’il manque de progressivité. Ça commence bien !


Le temps de faire chauffer la mécanique, on s’habitue très vite à la grille métallique, qui malheureusement disparait au profit de transmissions certes ultra efficaces mais sans âme. Alors je ne boude pas mon bonheur, et décompose chaque mouvement pour en profiter au maximum. De toute façon, avec cette grille rigide, seul les passages entre la troisième et la quatrième peuvent se faire à la volée. Et encore...

Température montée, mode d’emploi intégré, je peux y aller. Le 3.6 litres donne de la voix à travers ses 40 soupapes (technologie abandonnée depuis) et ses échappements en inox… Il réveillerait le plus sourd des endormis et ravit les amateurs de belles chansons italiennes en V8 majeur. Et que dire des rétrogradages, accompagnés du petit coup de gaz pour se remplir les tympans de ces notes dont on abuserait encore et encore...


Quelle poigne ! Les montées en régime sont franches, cinglantes, bien aidées par les rapports courts de la boîte (sauf la première, mais elle aide à la motricité). Chaque sollicitation de la pédale de droite est sanctionnée par une envolée immédiatement sensible. Le tout sans oublier d’être souple. Les sorties de giratoire en troisième ne lui font pas peur, comme n’importe quel diesel gavé de couple par un turbo. Mais pour un atmosphérique essence amateur de hauts régimes, c’est plutôt appréciable.

Le comportement et le freinage se sont montrés à la hauteur de son moteur, c’est vous dire le niveau atteint, sans oublier d’impliquer son pilote… Le TOP !

Principalement, c’est de retrouver la communication perdue avec les sportives modernes. Sentir un rapport accrocher (ou le louper, tout simplement), être à 100% attentif à tout ce qui se passe, de la mécanique à la route… et savoir qu’on n’a pas le droit à l’erreur car la sanction sera immédiate. Bref, se retrouver à nouveau au centre de la conduite.


Et redevenir le maître de son véhicule, aidé par quelques puces bienveillantes malgré tout, ça vaut tous les millièmes, toutes les secondes gagnés sur le Ring (ou ailleurs). Car si les chiffres des temps au tour vous impressionnent plus que de devoir rattraper une erreur à la place d’un capteur, la 360 Modena n’est pas faite pour vous. Mais pour les puristes !

 

© Thomas WAELDELE pour www.monjournalauto.fr – Tous droits réservés

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