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Lotus Elise S2

Comment fait-on la différence entre une voiture et un jouet?

Issue de la renaissance de Lotus initiée par son rachat en 1996 par le constructeur malaisien Proton, l’Élise essayée ici est une S2 (série 2), en vente depuis plus de 10 ans maintenant. Ayant gardé les principes qui ont fait le succès de la marque depuis son origine dans la fin des années 40, que vaut aujourd’hui cette lilliputienne parmi les sportives d’exception?


Si sa taille réduite peut surprendre au premier coup d’oeil, elle le doit à la règle d’or qu’avait édité le fondateur  de la marque Colin Chapman : « Light is right »! Autrement dit ce qui est léger est juste. Cet ancien ingénieur de la Royal Air Force, qui a décidé de fabriquer ses propres voitures de course a tout de suite compris qu’en limitant le poids, tout serait plus facile pour la conduite de la voiture.

Il en résulte sur cette Elise que le châssis est court, étroit, apparent dans l’habitacle (cockpit). La finition est réduite à sa plus simple expression, comme l’épaisseur des coques qui servent de sièges (trop larges par ailleurs), mais on est dans l’ambiance. Ce que nous confirment le petit pédalier, étroit lui aussi (attention à la largeur des chaussures que vous mettrez avant de conduire), le levier de vitesses très fin et aux débattements courts, et le tableau de bord n’affichant que le nécessaire, genre compte-tours.


Je commence à me faire à cet environnement non pas hostile, mais particulier (les pédales sont décalées vers la droite, à cause de la proximité de la roue avant gauche, je vous avais dit que c’était étroit), et je démarre enfin le petit 4 cylindres. Bruit rauque (dû en partie à la ligne complète sport de ce véhicule), j’enclenche -facilement– la première et en avant. Un filet de gaz suffit à se déplacer, tout autant grâce à la légèreté de l’ensemble qu’au couple du moteur japonais, bien plus agréable et performant que le Rover de l’ancienne version.

A part la pédale de freins très dure, rien ne vient gâcher les premiers kilomètres de notre parcours, parcourus dans des villages. Enfin la route s’éclaircit et nous voila sur nos petites départementales comme on les aime! Plus l'allure augmente, plus l’avant se fait léger, obligeant à placer la Lotus sur les freins. Par contre, une fois en  appui, impossible de la faire dévier de sa trajectoire. On a vraiment l’impression qu’elle aspire la route! On attaque comme un dératé et on profite de la rapidité de la boîte de vitesses. Heureusement d’ailleurs, car le moteur manque clairement de puissance par rapport aux capacité  du châssis.


Alors oui, cette Lotus n’est pas la sportive parfaite. Elle manque de « watts » pour enivrer complètement, certaines commandes sont déroutantes, et l’utilisation au quotidien est à bannir. Pourtant, quand on en descend, il reste comme un petit goût, une envie d’y retourner. Pas pour se déplacer, pour s’amuser.

 

Le dépouillement extrême de cette voiture. On dirait un prototype échappé d’un circuit. Même l’extincteur au bout des pieds du passager y est! Sachant que l’ambiance se poursuit à la conduite, on peut se donner l’impression « d’y être » pour peu qu’un voisin arsouille un peu et que la route soit dégagée pour pouvoir s’exprimer pleinement.


Puis cette aptitude, rare, qu’ont les anglaises (d‘origine), récentes ou anciennes à transformer chaque mètre de bitume en moment de plaisir. Et une morale, comme si toute la démonstration de ses qualités n’était pas suffisante, que le poids est l’ennemi de l’automobile, bien au-delà du sport. J’ai connu des fables bien moins intéressantes à suivre...

© Thomas WAELDELE pour Mon Journal Auto – Tous droits réservés

 

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