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Porsche Panamera 4S PDK (2009)

Vraiment bonne à tout faire?

A ceux qui avaient trouvé la Cayenne trop « pas Porsche », c’est-à-dire, trop gros, trop lourd, trop de portes, avec un coffre et pas assez sportif, Porsche a répondu en sortant ses chiffres de marque la plus rentable du monde. Et a enfoncé le clou en 2009 avec une autre abomination : une limousine ! Un beau bébé de presque 5 mètres de long pour deux de large, accusant pas loin de deux tonnes sur la balance et ils veulent nous faire gober qu’on pourra arpenter les départementales, et en ayant la banane qui plus est ?

 

Commençons par le tour du propriétaire. On retrouve les gênes maison quel que soit l’angle. Les ailes avant proéminentes et bien visibles du poste de conduite, les ailes arrière bien bombés qui lui donne l’arrière-train caractéristique, la virgule formée par les vitres qui reste comme une signature intemporelle de la 911. Pas de doute, on a une Porsche. A l’intérieur, l’ergonomie est bonne, malgré la profusion de boutions, et l’on retrouve les cinq cadrans et la clef à gauche. On est sauvé !

Passons à l’arrière, et sans contorsions, il faut s’y habituer maintenant, pour découvrir deux sièges aux régalages indépendants qui assurent un confort de premier ordre à leurs passagers. Qui jouiront eux aussi de quelques boutons pour se configurer leur espace de bien être, ce serait dommage de se priver.


Si la Panamera reprend la base technique du Cayenne (châssis et moteur), elle profite de sa taille inférieure pour être plus vive. Et le V8 qui ne souffrait pas de l’embonpoint dans le SUV peut ici s’exprimer à plein poumons. Du moins quand on aura pris le soin d’enfoncer le bouton sport (voire Sport + si l’option Pack chrono sport est choisie comme sur ce modèle suréquipé). C’est là qu’il se passe vraiment des choses, avec une poussée continue jusqu'à la zone rouge, et une tenue de route franchement dynamique pour un véhicule de ce gabarit.

Car dans sa définition de base, elle sait se montrer sous les jours d’une automobile confortable, familiale et accueillante, mais de vraiment sportif, les rapports passant aux environs de 3.000 tours/minute. Les différents réglages donnent une réponse plus franche à l’accélérateur, des suspensions plus fermes, mais le freinage reste identique avec une attaque un peu molle. Reste le bouton qui libère les échappements, mais celui-là, à part sur autoroute pour être tranquille, je ne vois aucune raison de ne pas l’enfoncer tellement les vocalises du gros V8 sont prenantes, avec des notes graves à souhait.


Alors oui, le constructeur de Stuttgart à réussi à concilier l’inconciliable, en nous offrant un véhicule statuaire, très polyvalent (comme une habitude…) et qui sait contenter le pilote qui sommeille en nous. La légende continue...

Pour tout vous dire, au début, pas grand chose. Découverte au salon de Francfort, je l’ai trouvée énorme, visuellement très lourde et à l’opposé de ce qu’on peut attendre d’une Porsche. Puis je l’ai essayée. D'abord furtivement en version turbo (inimaginable ce qu’il est possible de faire avec un tel engin !), puis plus longuement dans cette version 4S.


Et là, il faut avouer que Porsche a su transposer sa maitrise de la polyvalence, que l’on retrouve sur la 911, à un degré supérieur, pour que toute la famille puisse en profiter. Puissance, agrément, sécurité, comportement, tous les ingrédients qui m’ont rendu fans de la maque se retrouvent ici, mais dans un écrin permettant d’en faire profiter ses proches dignement.

© Thomas WAELDELE pour www.monjournalauto.fr – Tous droits réservés       

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