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Ferrari 328 GTB

Comment naissent les mythes?

Il est des voitures qu’on érige au rang de fantasme. Soit parce qu’elles ont marqué une époque, une marque ou une histoire personnelle. Soit les trois à la fois. Cette 328 reste à jamais celle de Thomas Magnum (pour la majorité des gens rencontrés, car il roulait en fait en 308 GTS), celle qui a confirmé la lignée des berlinettes à moteur V8 central arrière chez Ferrari (initiée fin des années 70 par ladite 308), et comme la première Ferrari dans laquelle je suis monté (il y a fort longtemps).


En essayer une aujourd’hui représente plus qu’un simple essai dans lequel je vais détailler chaque impression, mais bien une partie d’Histoire (personnelle et universelle) qui va me donner de quoi raconter à mes enfants (et petits-enfants j’espère un jour) pendant mes longues soirées d’hiver.

Revenons d’abord sur la ligne, éternelle, faite de courbes plus voluptueuse les unes que les autres, à l’image des ailes aussi bien avant qu’arrière, comme sculptées par le vent, et les prises d’air nécessaires à la bonne respiration du V8 3.2l, et véritable signature récurrente chez Ferrari.


L’intérieur est d’un tout autre acabit. Les années ont fait leur travail et des progrès (nécessaires, croyez- moi) ont été accomplis chez le constructeur. L’ergonomie et la finition ne devait figurer qu’à la toute fin du cahier des charges, et encore s’il restait de la place. Il faut ainsi accepter de rouler avec la tête dans le toit, les pédales franchement décalées vers la droite, et le tibia droit qui frotte constamment contre la console centrale.

Une fois acceptées ces conditions dantesques (non j’exagère), l’on peut retrouver tout le charme d’une voiture d’exception, sans filtre ni aide, et qui, malgré tout, se conduit sans difficulté. L’embrayage est certes ferme, mais pas pénible, la direction (non assistée) n’est pas si lourde car l’avant de la voiture est très léger, la boîte est bien guidée, juste accrocheuse à froid. Et quel plaisir! Inversée avec la première en bas à gauche (attention à ne pas démarrer en marche arrière!), le claquement métallique au passage des deuxième et quatrième rapports, maintes fois décrit, est une expérience unique qu’il faut faire au moins une fois dans sa vie.


Alors oui, elle n’a pas l’efficacité d’une voiture moderne (l’avant perd son grip au-delà de 100 km/h), mais sa légèreté lui permet d’avoir un comportement plaisant, même à allure réduite, le freinage est plus que satisfaisant, et le confort pas totalement inexistant, si on parvient à faire abstraction de la position de conduite.


Mais voilà, évoluer à son volant permet de mesurer toute l’évolution parcourue, d’apprécier les efforts permanents d’une marque, et de retrouver les joies simples d’un voyage à bord d’un véhicule chargé de symboles et d’histoire.

 

Ce modèle a la particularité d’avoir les rétroviseurs et les jantes de la 288 GTO, ce qui lui donne un aspect plus radical, ce que confirment les harnais 4 points équipant les deux sièges. Pour l’ambiance, on est au top!


Et le V8! Magnifié par un échappement sport complet qui lui donne des belles notes graves au ralenti, en plus des ses aigües à hauts régimes, comme tout Ferrari V8 qui se respecte.


Et rouler dans cette 328, voiture de rêve de ma jeunesse, enfin toucher ce levier de vitesse mythique et le faire tinter dans sa grille métallique, je ne sais que dire. Après tout, y a-t-il des mots pour décrire une expérience qu’on attendu plus de 20 ans?

© Thomas WAELDELE pour www.monjournalauto.fr – Tous droits réservés       

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