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Opel GT

La petite bleue

Regardez ces lignes, clignez des yeux… plusieurs fois… vous avez vu quoi ? Une Corvette de troisième génération ? C’était le but avoué lors de La commercialisation de l’opel GT en 1968, au-delà de proposer un modèle à caractère sportif à prix abordable.


En effet le design des deux modèles cousins (GM détient 80% des parts d’Opel depuis 1929) est né d’un concours ayant pour base le Concept Car MarkoShark 1 et qui sera le point de  départ de leurs genèses. Après, chaque modèle reprend les codes en vigueur sur son continent d’origine. La GT se retrouve ainsi plus fine, moins large et moins longue que son homologue yankee. Elle n’en reste pas moins désirable, avec ses beaux galbes, ses hanches marquées et les feux arrières ronds typiques de l'époque. Sans oublier ses originaux phares escamotables…

Phares dont la commande est manuelle, ceci grâce à une manette sur la console centrale. L’intérieur est lui aussi typé course : sièges baquets, manomètres multiples et orientés vers le conducteur, espace restreint, air chaud du moteur, … Mais l’on s’y sent bien malgré la faible hauteur disponible. Par contre, n’y cherchez pas d’aspects pratiques, il n’y en a pas. Hayon inexistant, tous les rangements sont accessibles depuis le cockpit, imaginez pour sortir la roue de secours.


Mais une voiture, c’est pas fait pour crever, c'est fait pour rouler, alors attaquons !! En douceur d’abord, histoire de mettre quelques repères en place, il ne faut pas oublier que malgré ses airs de jeunette, elle a plus de 40 ans.

L’absence de direction assistée n’est pas problématique (même en manœuvre), malgré la surmonte de ce modèle en 15 pouces, contrairement à la rétrovision gâchée par des miroirs trop petits. La boîte est franche, l’embrayage aussi, tout est calé, alors partons !


Les premières sensations sont bonnes, pour ne pas dire excellentes. Si les freins demandent une certaine accoutumance, ils sont efficaces. Le passage des 4 vitesses ne posant pas de problème non plus, le rythme augmente petit à petit pour dévoiler une tenue de route globalement saine, mais joueuse.

Sans vraiment la chercher, on sent une propension de l’arrière à vouloir jouer, pour ne pas dire passer devant. Mon respect pour son âge respectable ne me fera pas aller plus loin, la fin du trajet s’effectuant en mode « balade ».


Voilà longtemps que je côtoie des Opel GT lors des rassemblements d’anciennes et cette prise en main m’a convaincu de l’attrait de cette petite sportive. Si mon grand gabarit ne s’y est pas senti à l’aise, elle m’a donné envie de rouler juste pour le plaisir et  je dois avouer que c’est l’un de mes critères favoris pour aimer une voiture. Alors pour un investissement raisonnable, et un coût d’utilisation qui l’est tout autant, pourquoi ne pas franchir le pas ?

Un grand classique, mais sa ligne est particulièrement jolie, avec ce parfum d’Amérique qu’elle nous apporte. Ses différents surnoms n’y changeront rien (Corvette du pauvre, voiture de coiffeur, etc…), elle est pour moi désirable avec ses courbes quasi féminines qu’elle nous dévoile. Et dans cette livrée bleue à bandes blanches bien typée US, il n’y a rien à jeter.


Et je ne reviendrai jamais assez sur les sensations de conduite à bord d’une ancienne, seul maître à bord, sans puces castratrices (mais parfois salvatrices). Surtout dans cette configuration propulsion à moteur avant, équilibrée et vive malgré la faible puissance, mais le poids est contenu. Bref, autant de raisons qui me font aimer l’automobile, et ce pour longtemps...

© Thomas WAELDELE pour Mon Journal Auto – Tous droits réservés

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