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Audi A3 Sportback 1.4 TFSI e-tron S-Tronic blanche Ambition Luxe

Une compacte efficace et économe : l'hybride enfin sexy ?

Après avoir participé à la soirée de présentation il y a de cela trois semaines, je prends enfin le volant d’une nouveauté majeure dans la gamme Audi, j’ai nommé l’Audi A3 Sportback e–tron. Première hybride rechargeable du constructeur, elle annonce le développement d’une gamme plus efficiente basée sur la même technologie (Q7, A4, etc.). Mais cette recherche doit-elle se faire au détriment de la conduite ?


Si la représentation que vous avez des véhicules hybrides se résume à la Toyota Prius, vous serez agréablement surpris en découvrant l’Audi A3. Esthétiquement peu différente d’un modèle classique (tout juste peut-on la reconnaître à sa calandre et à son pare-chocs arrière modifiés) elle ne sacrifie pas son esthétique avantageuse sur l’autel de l’économie. Surtout mon véhicule d’essai, livré dans une finition haut de gamme Ambition Luxe se parant de cuir et avec quelques options agréables comme le toit panoramique.


À l’intérieur également, les changements sont imperceptibles de prime abord. C’est en regardant les compteurs et en fouillant les menus que l’on découvre toutes les nouveautés et subtilités de ce modèle. En effet plus de compte-tours traditionnel, mais un indicateur d’utilisation de la puissance ou de la charge le cas échéant, et une petite touche sous l’écran qui permet d’accéder aux menus de l’utilisation de la technologie hybride. Si le mode électrique est celui sur lequel on démarre et avec lequel on fera le maximum de trajet, les trois autres modes permettent d’optimiser la charge, de la maintenir ou au contraire de l’utiliser à son maximum.


On ne le répétera jamais assez, mais rouler en mode électrique procure un confort incomparable. Absence de bruit, grande souplesse, tous les ingrédients sont présents pour une conduite détendue. Donné pour un maximum de 50 km dans ce mode purement électrique les premiers essais réalisés en conditions réelles (mais en hiver et en Alsace donc avec une surconsommation due au chauffage et au froid) donne plutôt une fourchette entre 35 et 40 kilomètres.


Je passerai rapidement sur les modes Charge et Hold qui ont des spécificités explicites de leur nom. Si le deuxième permet de garder son autonomie électrique (pour par exemple ne faire le trajet retour qu’en mode zéro émission), le premier va utiliser l’énergie récupérée non seulement lors des freinages mais aussi lors des séquences de ralentissement pour recharger la batterie. Avantage non négligeable à ce moment-là, on retrouve du frein moteur, ce qui n’est pas le cas dans les autres modes qui favorisent le point mort pour limiter la consommation.


Nous voilà donc en train de découvrir le mode qui sera le plus fréquemment utilisé avec le mode électrique, le mode auto. C’est celui qui va aider à optimiser la consommation. Pour schématiser, le mode électrique est favorisé sauf en cas de fortes sollicitations ou au-delà des 130 km/h. Car oui on peut rouler jusqu’à 130 km/h sans émission et c’est très agréable d’évoluer à cette vitesse la dans le silence le plus complet. Par contre, oubliez l’autonomie à cette vitesse.


Au-delà de ces différents modes de conduite vous pouvez aussi paramétrer la réponse moteur, la direction et la boîte de vitesses pour adapter le tout à votre style de conduite selon trois programmes prédéfinis :  Auto, Confort et Sport. Un 4ème mode appelé Individual permet de régler chaque paramètre indépendamment. Ça fait beaucoup d’éléments et cela peut paraître déroutant au début, mais après quelques tâtonnements et ajustements, on trouve rapidement de quoi se sentir à l’aise.


Alors, comment ça se passe en mode hybride automatique ? Eh ben plutôt bien ! Les transitions entre les différents moteurs se font vraiment souplesse et il n’y a qu’en cas de fortes sollicitations du moteur thermique qu’on l’entend vraiment. Les deux groupes propulseurs étant caractérisés par leur couple abondant et disponible, il en découle une conduite souple. Cependant, en écrasant la pédale d’accélérateur, les deux fonctionnent de concert pour offrir 204 chevaux et de très bonnes accélérations.


Avec une utilisation un peu plus prononcée que ce qui se fera en cycle normal, les 2/3 du trajet d’essai (une soixantaine de kilomètres) ont été réalisé en zéro émission, et les projections en consommation d’essence donnent une moyenne d’un peu moins de 3l/100 km. Avouez que c’est phénoménal pour une voiture essence de 200 chevaux et plus de 1.500 kg ! Le réservoir de 40 l vous laisse entrevoir plus de 1.000 km d’autonomie (à condition de pouvoir recharger les batteries en cours, j’ai fini avec 10 km d’autonomie).


Malgré le poids des batteries (environ 300 kg) situé sur le porte-à-faux arrière, le comportement et sain et même dynamique. Les jantes optionnelles de 18 pouces ont certes aidé, mais je n’ai jamais senti ce surpoids influer sur le comportement de la voiture. Le freinage a lui aussi donné toute satisfaction, encore plus dans le mode charge car aidé par le frein moteur. Le tout sans altérer le confort, même si les sièges mériteraient un peu plus de maintien.


Bref vous l’aurez compris l’Audi A3 e–tron est une voiture zen. De l’ambiance intérieure au style de conduite coulée qu’elle vous aide à adopter, tout concourt à faire de vous un conducteur serein. Alors oui, on perd un peu de coffre, oui on peut discuter de la production de l'electricité et du recylcage des batteries, mais cette voiture est une avancée importante dans les véhicules propres. Finition et agrément sont enfin au niveau des voitures classiques, et les économies sont préservées, comme l’autonomie. Voilà une voiture d’aujourd’hui, pleine de promesses pour l’avenir. 


Ce qui m’a fait plaisir avec l’A3 e-tron, c’est tout d’abord de retrouver l’ambiance sereine qui règne à bord d’une Audi. Finition parfaite, ergonomie poussée font que l’on se sent bien dès que l’on s’installe à bord. Et que cette ambiance s’accorde à merveille avec le silence des moteurs. L’on peut profiter pleinement du système audio (de très bonne qualité, même sans recourir à l’option B&O) sans parasite.


Et malgré tout, bénéficier d’un véhicule « propre » qui a tous les atouts d’un véhicule premium, c’est nouveau et franchement agréable. En plus les statistiques de conduite disponibles sur l’ordinateur de bord du véhicule et l’application vont vous encourager à être un conducteur propre.  Application qui va vous permettre aussi de programmer le chauffage ou la climatisation avant le départ (à condition d’être branché). Une voiture de technophile, mais accessible et conviviale.

© Thomas WAELDELE pour Mon Journal Auto – Tous droits réservés

 

Un grand merci à l’équipe de la concession Audi Paul Kroely Automobiles pour son accueil chaleureux et sa confiance lors du prêt du véhicule. Retrouvez-les du lundi au samedi 4 rue Emile MATHIS à Hoenheim

 

Lien vers les galeries photo de l'Audi A3 Sportback 1.4 TFSI e-tron S-Tronic blanche.

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© Thomas WAELDELE "Ph-Auto-Graphe"