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Factory tour Maserati 2014

A la découverte d'une marque centenaire

Il y a des invitations qu’on peut refuser. Quand on se voit proposer une virée à Modène avec visite d’usine, il ne m’a fallu que quelques secondes (que dis-je, millisecondes) pour dire oui. Une semaine après, départ de la concession Modena Motors à Sausheim près de Mulhouse pour un petit road trip de 1200 km aller-retour en Maserati.

 

Quoi de mieux pour découvrir une voiture que de la conduire sur longue distance et de s’immerger dans son histoire ? Voilà l’idée particulière mise en œuvre et qui a permis à une dizaine de privilégiés d’apprécier les capacités et les plaisirs que peuvent offrir nos montures du jour, à savoir une GranTurismo S et une Ghibli diesel.

Après un petit déjeuner convivial, il est temps de prendre la route. Les premiers kilomètres parcourus en France et dans la Suisse toute proche permettent d’apprécier le confort et la frugalité des véhicules. Oui, j’ai bien dit frugalité ! Même la GranTurismo ne fera pas le plein avant d’arriver à destination 540 km plus loin. Mais sur ces deux items la Ghibli prend un net avantage avec une conso moyenne inférieure à 7 l aux 100 km et des places arrière agréables, même si on peut envisager des grands trajets à l’arrière de la GranTurismo en faisant 1,80 m.

 

Agrémentée de quelques pauses, cette première partie de voyage nous amène à une nouveauté dans la région de Modène, le Museo Enzo Ferrari. S’il s’agit ici de rendre hommage à la vie phénoménale du Commendatore,  il y a en ce moment une exposition temporaire sur de 100 ans de Maserati qui colle parfaitement au thème de notre voyage. Cela a permis de remettre la marque au trident à sa juste place par rapport à sa grande cousine Ferrari beaucoup plus connue aujourd’hui, mais à l’histoire plus récente.

Des premières Tipo 26 à une récente MC 12 Corsa, une quinzaine de véhicules tant de courses que de route nous plonge dans la légende. Nombres d’entre eux sont issus de collections privées, et je tiens à remercier les propriétaires d’avoir accepté de jouer le jeu pour notre plus grand plaisir. L’exposition est agrémentée de deux films, l’un sur la vie d’Enzo Ferrari, l’autre sur celle de Maserati, tous deux admirablement réalisés et mis en musique.

 

En face du musée, la casa accueil des modèles qui ont marqué la vie de Ferrari. D’une de Dion Bouton (le père d’Enzo était le premier homme de Modène avoir une et c’est de là qu’est partie sa passion) à une Enzo en passant par une Alfa-Romeo de la Scuderia Ferrari à deux moteurs, une 125 S qui fut la première Ferrari ou encore une F1 de 2002, nous contemplons plus de 100 ans d’évolution d’un mythe.

Après une courte pause à l’hôtel il est temps de se rendre vers un autre haut lieu réputé, le restaurant Cavallino situé en face de l’usine Ferrari. S’il s’agit de mon deuxième repas ici, cela reste toujours un grand moment d’y pénétrer, d’imaginer tout ce qui a pu se dire entre ses murs, toutes les décisions, que ce soit sur les voitures ou la F1, qui ont été prise autour d’une de ces tables avec un bon plat de pasta servi dans ces superbes assiettes blanches au liseré jaune Modène frappées du cheval cabré.

 

Il est temps d’aller prendre un peu de repos car le lendemain nous attend le point d’orgue de ce voyage : la visite de l’usine Maserati à Modène. A peine arrivés et histoire de marquer le coup, nous ne sommes pas aiguillés vers le parking mais devant le bâtiment où nos deux Maserati blanches vont trôner pendant le temps de notre visite.

Le hall d’entrée permet de découvrir une structure représentant un circuit, sur laquelle trône une quattroporte. Une magnifique maquette illustre l’histoire tant des voitures de course que de route de la marque, et d’autres modèles présents dans le hall nous émoustillent. Comme dans toute bonne visite qui se respecte des appareils photo sont interdits, et nous partons à la découverte de la chaîne de montage des GranTurismo et GranCabrio, les modèles à quatre portes étant produits dans l’usine de Turin.

 

La ligne d’assemblage final est coupée en trois sections de plusieurs postes où chacun a son rôle pour finaliser la voiture. Le timing est précis et le seul robot qui travaille ici est celui qui colle le pare-brise à la carrosserie, tout le reste est encore artisanal, ce qui participe au cachet de ces voitures d’exception. Une fois assemblées, les voitures rejoignaient les Alfa-Romeo 4C monté sur une ligne parallèle pour des vérifications statiques puis route du véhicule fini. C’est ainsi que moteur, suspensions, étanchéité, etc. sont testés afin de livrer un véhicule conforme aux exigences des clients.

Après cette visite instructive et avant de reprendre la route, il est temps maintenant de profiter d’un autre lieu important, mais moins connu, à Maranello, le restaurant Montana. Situé au bout de la piste de Fiorano, il s’agit du restaurant des pilotes. Ici Mama Rossella et toute sa famille distillent de la bonne gastronomie italienne dans une ambiance incomparable. Casque, combinaisons, dédicaces et photos de visiteurs prestigieux ornent les murs et vous incite à un instant de quasi recueillement.

 

Il est malheureusement temps de reprendre la route, la tête pleine de merveilleux souvenirs. S’installer au volant de nos belles italiennes après ces visites donne une saveur particulière au trajet retour, nos esprits désormais imprégnés de 100 ans d’histoire qui séparent la première voiture au trident de la dernière Ghibli. Et même si la nôtre  est équipée d’un moteur diesel, sa classe et sont toucher de route font honneur à son patrimoine. Même la Suisse et ses limitations de vitesse drastiques (stupides) n’ont pas réussi à décrocher le sourire qui orne mon visage depuis la veille.

J’aimerais remercier toutes les personnes impliquées dans ce projet et saluer celles rencontrées lors de ce séjour qui aurait pu durer éternellement. Nan, c’est pas vrai, il faut garder un peu d’exclusivité pour vraiment apprécier ces moments rares mais les partager permet de leur donner toute leur saveur. La prochaine fois, on va dans le grand bâtiment en face du restaurant Cavallino ?

© Thomas W pour Mon Journal Auto – Tous droits réservés

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© Thomas WAELDELE "Ph-Auto-Graphe"