MonJournalAuto, c'est ici que ma passion s'exprime !
MonJournalAuto, c'est ici que ma passion s'exprime !

Voyage aux 24 heures du Mans 2012

Pour une première...

Les 24 heures du Mans, la course, le mythe… De grands constructeurs qui s’affrontent pendant une journée entière, des hommes (pilotes, mécaniciens, ingénieurs…) qui luttent pendant deux tours d’horloge pour s’offrir une part de légende… Et tous ces fans venus du monde entier faire la fête à l’automobile et à son épreuve suprême… tout ça vous le savez déjà. Et moi aussi, avant de partir ce vendredi 15 juin 2012 pour la Sarthe…

 

Une fois passée la déception initiale (je devais me rendre au circuit par la route en Ac Cobra pour participer à la parade des pilotes, mais la mécanique en a décidé autrement), c’est en confortable X5 (diesel, bof…) 4.0D (ça s’arrange) que je traverse la France pour rejoindre le domaine de Montbraye qui m’héberge pendant les deux jours. Le plateau d’accueil est tout simplement exceptionnel : Veyron, Mc Laren MP4/12C, Ford GT40, Rimac, Tushek, Spano , 5 Excaliburs, 2 Jaguar Type D, et j’en passe… Les 700 kilomètres sont instantanément oubliés !

Après une nuit passée dans un confort royal (normal pour un château me direz-vous), place à la course et au spectacle (même si les essais des jours précédents doivent apporter leur lot d’émotions). Et ce dès la sortie de la chambre. Le château étant situé à quelques kilomètres du circuit, non loin de Mulsanne, c’est au son des bolides effectuant le warm-up que je vais prendre le petit-déjeuner, impatient de prendre la route pour me plonger à fond dans cette hystérie collective.


Une heure et demie de bouchons plus tard (c’est sympa le parking à côté de l’entrée, mais plus on se rapproche plus il y a de monde), j’accède enfin au saint des saints. Je découvre le circuit par l’arrière de la tribune en face des stands, avec toutes ses boutiques et « restaurants », et m’immisce parmi tous ces amateurs mélangés sans aucune distinction et partageant la même passion.

Direction la piste, à laquelle mon badge donne accès avant la course pour quelques clichés de proximité après la cérémonie des drapeaux et les hymnes nationaux de chaque pilote. Immersion immédiate garantie ! Toutes les équipes posent à côté de leurs bolides, une occasion unique de voir tout le monde qui va s’activer pendant les prochaines heures…


Profitant d’un léger quiproquo, je reste derrière les murets (normalement non accessible sans accréditation), pour voir la Patrouille de France lancer le départ et me passer juste au-dessus. Je suis quasiment dans l’axe de la ligne droite des stands juste avant le S Dunlop, un superbe point de vue pour les voir débouler plein gaz et freiner à fond avant ce passage iconique.

Je remonte au fur et à mesure, discute avec les commissaires (fort agréables), et découvre que juste derrière ma passerelle du manufacturier pneumatique, l’on peut prendre des clichés à quelques mètres (quatre, cinq tout au plus)… un point de vue rare dont je profite au maximum, avant qu’un commissaire (le troisième en fait) ne me confirme que je n’ai rien à faire ici, surtout parce que je ne suis pas assuré en cas de problème.


Je m’exécute et traverse le fameux pont pour me retrouver aux portes du village et découvrir ce qui fait que les 24 heures sont ce qu’elles sont. Tous ces à-côtés, cette ville qui se monte pour occuper tout ce petit monde pendant la semaine, avec des constructeurs exposant leur gamme sportive (Chevrolet et Nissan étaient les plus actifs cette année), mais aussi des marchands de vêtements dédiés à la course (et pas seulement), de la nourriture, etc… une vraie ville je vous ai dit !

Je me rends sur le stand Amazone Concept, qui accueille ses fans Facebook et ses partenaires de la même manière, avec classe, professionnalisme et forte sympathie ! Sa structure mobile est de toute splendeur et permet en plus de se restaurer et se rafraichir, de trouver deux écrans plus un rétroprojecteur (au passage, merci et félicitations à Eurosport pour la retransmission en continu de l’épreuve), ainsi qu’un simulateur de conduite permettant de s’essayer sur deux tours au circuit du Mans, avec vibrations, retour de force, pression de malade sur la pédale de frein… Un vrai simulateur, quoi sur vérins et tout et tout !!


Le jour disparaît petit à petit et la Toyota numéro 8 avec dans un crash spectaculaire avec une 458 pilotée par un amateur. La neutralisation de près d’une heure me décide à aller dans les paddocks voir ce qu’il s’y passe. L’accueil est agréable, bien moins fermé qu’en F1, et c’est vraiment impressionnant de pouvoir se sentir immergé dans la course à ce point. Je remonte dans les tribunes pour chercher un spot pour des photos et décide de voyager au coeur des supporters.

Une saucisse (et quelques kilomètres) plus tard me voilà dans la fête foraine que je traverse pour me rendre au camping, entouré d’anglais tous plus fous les uns que les autres. Au sens propre comme au sens noble, car si l‘on en rencontre qui font des pyramides avec les canettes englouties en masse, d’autres se déplacent en club (Lotus Elise notamment) ou avec d’authentiques objets d’art comme cette DB4 Gt ou une FORD GT plantée dans la boue au milieu de FORD Fiesta dont l’année modèle m’échappe tant il y en a eu d’autres depuis… de vrais fanatiques.


La nuit offre maintenant ses plus belles images… comme un rêve dans lequel la perception est changée. Le son devient plus important, avant de voir les phares déchirer la nuit. Les numéros lumineux sur les côtés donnent un aspect de soucoupes volantes aux prototypes, et les phares à Led des Audi permettent de les reconnaitre assez facilement. D’autant plus quand elles rentrent au stand, avec leur animation bicolore rouge et bleue sur le tour desdits phares.

Et là arrive le point d’orgue du week-end : les ravitaillements de nuit. Le temps suspendu, confirmé par la noirceur immobile du ciel, contraste avec l’activité incessante et donne une ambiance maintes fois décrite, et pourtant tellement indescriptible. L’accueil reçu au sein de l’écurie de la Porsche numéro 67 (de l’IMSA de Rouen) confirme la proximité de ce sport pourtant hautement technologique avec son public.


A près de deux heures du matin, j’avoue ma faiblesse et devant l’absence de lieu calme pour me reposer, un retour au château pour une courte nuit ne souffre aucune discussion. Retour le plus tôt possible après 4 toutes petites heures de sommeil pour apprécier la course au levant. Et ses survivants qui arrivent encore à la suivre. La nuit et sa fête ont fait quelques dégâts dont les stigmates sont visibles sur les spectateurs, allongés en vrac sur les sièges ou comatant sur les manèges abandonnés.

Le soleil aidant (le café aussi), une bonne journée s’annonce pour vivre l’évènement qui s’annonce. Profitant de mes derniers instants sur place, je trouve une place en loge juste au dessus du Team Rebellion qui court en LMP2 et m’offre un point de vue unique sur un ravitaillement. Dernières impressions avant le triomphe d’une voiture hybride pour sa première participation, et le triplé du constructeur aux anneaux qui a pris ses aises dans la Sarthe.


« Voilà, c’est fini » dirait Jean-Louis AUBERT, et j’acquiesce. Un peu de tristesse et de mélancolie, saupoudrée d’une grosse fatigue, m’envahissent. Les belles images s’embrouillent et il y en a tellement que je ne me souviens déjà plus du samedi. Mais quelques jours après, devant les photos et les vidéos de ce week-end, je réalise pourquoi cette course est érigée au rang de mythe automobile, pas seulement parce qu’elle figure parmi les plus anciennes, mais parce qu’elle célèbre l’automobile dans ce qu’elle a de plus passionné… A l’année prochaine !

© Thomas WAELDELE pour www.monjournalauto.fr – Tous droits réservés



Le résumé de ce voyage aux 24 heures du Mans au format PDF !
Si cet article vous a plu, retrouvez-le au format Adobe Acrobat !
Le Mans 2012.pdf
Document Adobe Acrobat [591.4 KB]
Version imprimable Version imprimable | Plan du site Recommander ce site Recommander ce site
© Thomas WAELDELE "Ph-Auto-Graphe"