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Road Trip en Italie : La belle et la bête

Une Ferrari contre une Aston?

Quand on a gouté à une Aston Martin Vantage V8, et qu’on aime le sport, qu’est-ce qu’on peut souhaiter de mieux ? Une F430, par exemple ? C’est la proposition faite à un client italien, possesseur d’une splendide Aston Vantage, qu’il a voulu changer pour quelque chose de plus sportif! Le changement va être radical, nous allons pouvoir nous en rendre compte,  car pour l’échange, nous avons convoyé ces deux merveilles par la route.


Accompagné d’un collègue, nous voilà parti pour un aller-retour express dans la région de Rome, où le client réside. Préparation de l’itinéraire, nous passerons au plus court, c’est-à-dire par l’Allemagne et la Suisse, traversée du tunnel du St Gothard (17 kms dans le noir, claustrophobes s’abstenir), et descente vers Rome sur les autoroutes italiennes qui si elles ne sont pas illimitées comme en Allemagne, laissent une grande part de liberté. Une fois les formalités administratives terminées, nous mettons le cap sur les routes de nos voisins d’outre-Rhin.

L’A5 qui nous mène vers Bâle promet de longs passages en vitesse libre, nous allons pouvoir profiter de notre belle italienne! C’était sans compter sur les travaux, fréquents sur les autoroutes allemandes qui se mettent à jour en passant des plaque de béton installées pendant la Guerre à un asphalte plus approprié, et rajouter un voie supplémentaire pour digérer le trafic actuel. Bloqués à 80 km/h la plupart du temps, les rares portions sans travaux sont avalées en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, cette vitesse privant tant la Ferrari que ses conducteurs du plaisir sensé procurer un tel voyage.

 

La traversée de la Suisse sera à peine plus réjouissante, les limites de vitesse y sont drastiques et le zèle de la Police locale ne fait pas mentir la fameuse rigueur helvète dont la réputation est mondiale. Par contre, nous traversions de nombreux tunnels, et si la vitesse n’y est pas extraordinaire, ils permettent de profiter, fenêtre baissées, des vocalises du V8. Autant vous dire que l’on ne s’est pas privé ! Même avec les échappements d’origine, la variété de notes qui sortent de ces tubes donne le frisson. Nos poursuivants ont du nous prendre pour des fous, à faire des reprise 60-100km/h, juste pour s’émerveiller de l’écho. Heureusement en suisse, il y a beaucoup d’amateurs de belles mécaniques!

Trêve de plaisanterie, nous grimpons dans les Alpes, et les voitures sur les voies d’en face se font plus rares, puis de plus en plus enneigées. Nous craignons le pire. Arrive le fameux Tunnel, et à sa sortie, ce que nous redoutions : la neige ! Tout juste en train de tomber, elle recouvre la route d’un splendide tapis blanc transformant nos pneus été en patinettes très performantes… Manettino sur Winter, on se cale à 30 km/h sur la voie de droite et on attend une route meilleure, en espérant qu’en redescendant vers la plaine, nous serons débarrassés des flocons.


Après une heure de frustration, nous pouvons enfin nous lâcher. Le contournement de Milan effectué en pleine heure de pointe, il nous reste quelques travaux gênants, et gaz! Le laxisme transalpin n’est pas qu’une légende et nous permet d’enfin libérer la cavalerie qui s’était bien endormie depuis le début du trajet. Car si elle se révèle une monture confortable au niveau suspension (moins pour le bruit, envahissant à partir de 120 km/h), cette F430 apprécie l’attaque à tout va. Nous n’allons pas la décevoir sur ces routes en lacet où elle va nous dévoiler toutes ses aptitudes, en n’oubliant pas de dessiner un agréable sourire sur nos visages.

Après une nuit de repos bien méritée, nous procédons à l’échange le lendemain et repartons aussitôt (de peur que les routes montagnardes ne soient encore encombrées) au volant d’une authentique GT. Les premiers kilomètres mettent en avant certaines qualités absentes de la Ferrari, comme le relatif silence (on apprécie cependant le cri rageur à haut régime), et un défaut : la boite de vitesse Sportshift. Son comportement est inadapté en Drive, et elle distille quelques à-coups en utilisation manuelle. Après un temps d’adaptation, on arrive toutefois à les gommer et à profiter des palettes idéalement placées.


Ceci mis à part, cette voiture s’apprécie de plus en plus au fil des kilomètres. Le confort, la sono de qualité, une tenue de cap impeccable, même à des vitesses sensées être prohibées aussi en Italie (mais pour doubler les carabinieri, il faut dépasser les 160, alors…), la finition minutieuse avec des matériaux de qualité (on trouve du magnésium sur la console centrale, matériau rare et précieux), tout concourt à faire d’un voyage un pur moment de bonheur.

 

Le temps clément du centre de l’Italie nous pousse à rouler plus vite que de raison, et nous profitons de ces instants pour gagner un maximum de temps. Arrivés dans le Nord, nous nous attendons au pire vu les conditions de la veille, mais il n’en n’est rien. Le rythme devant s’adapter aux lois helvètes, nous profitons des derniers rayons de soleil berçant les montagnes blanches qui nous offrent une vision de ma route du paradis. C’est avec nettement moins de péripéties que nous rejoignons note chère région d’origine, après avoir parcouru plus de 2.000 kilomètres en moins de 36 heures. Ce voyage, tant par la distance parcourue que par les péripéties rencontrées, restera un de mes meilleurs souvenirs automobiles!

© Thomas WAELDELE pour Mon Journal Auto – Tous droits réservés

 

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