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Tifosi Tour en Italie

Comment transformer une découverte en véritable expérience.

Fervent admirateur de Formule 1, comme beaucoup d’entre nous, j’ai toujours eu à l’esprit d’aller un jour les voir en vrai, sur un circuit. Cette passion m’a été transmise par mon père (comme celle des voitures de sport et de la photo), et c’est lui qui a eu l’idée de faire ce voyage ensemble, car il attend son premier Grand Prix depuis plus longtemps que moi…

 

La F1 offre nombre de destinations tentantes à travers le monde, surtout depuis un développement récent hors de nos frontières européennes. Mais le berceau de la discipline reste bien ici, et les tracés ont une histoire et une culture qui leur appartiennent et que n’ont pas encore acquises leurs homologues plus récents. Alors, lequel choisir ? Silverstone, en Angleterre, où la F1 est née un samedi de mai 1950 ? Monaco pour son tracé proche des spectateurs ? Spa, en Belgique pour son fameux Raidillon et ses frites inimitables ?

Nous avons tenu compte d’autres critères pour ce premier voyage estampillé Formule 1, et l’attachement familial à l’encontre des belles italiennes nous a décidé pour le grand Prix d’Italie, à Monza. Nous avons opté pour le « Tifosi Tour », voyage organisé autour des belles italiennes et qui nous emmènera découvrir Ferrari, Lamborghini et Maserati de manière bien différente.

 

Notre périple commence par l’arrivée à Bologne, dont le centre historique est de toute beauté. Nos visites nous ont amené dans un bazar tenu par une dame qui parlait très bien français et qui nous a appris que les spaghettis bolognaises tant appréciées chez nous n’existent pas en fait en Italie, les spaghettis n’étant une spécialité de Bologne, mais du Sud du pays. Un début culinaire qui trouvera un écho le surlendemain matin dans une ferme un peu perdue...

Le deuxième jour, on entre dans le vif du sujet, avec d’entrée la visite de l’usine Lamborghini. Il s’agit d’un grand bâtiment noir que l’on découvre derrière une église et sise en plein centre de Sant’Agatta Bolognese. On peine à croire que des voitures parmi les plus exclusives du monde sont produites ici.

 

Les chaînes de montage sont au nombre de deux, une pour chaque modèle produit, et en forme de U. Le châssis commence nu et à chaque poste un élément se rajoute pour aboutir à la voiture finie. L’on peut ainsi apprécier l’évolution de la voiture en se baladant simplement à côté de la chaîne. Les couturiers nous proposent de venir juger la qualité des cuirs et nous permettent d’apprécier leur travail manuel d’une grande finesse. Nous finissons par un tour au musée de la marque au taureau pour découvrir tous les modèles produits depuis l’origine et quelques prototypes aguichants.

L’après-midi sera ponctuée par un mémorable tour de piste en bus sur le circuit d’Imola, chargé d’histoire pour les amateurs de sport automobile (triste premier mai 1994), et atypique dans le sens où on y trouve des habitations en plein milieu!

 

Le lendemain matin est consacré à la visite d’une ferme qui fabrique du parmesan bio, le fameux Parmigiano Reggiano qui nous régale. Mais le but de la visite n’était pas gastronomique (quoiqu’à la dégustation finale, j’ai découvert le vinaigre balsamique de Modène et il n’a rien à voir avec celui qu’on nous sert ici), mais plutôt la visite du hangar au fond de l’exploitation, où la plus belle collection privée de Maserati a pris possession des lieux. Des modèles primés au concours de Pebble Beach, des prototypes, tous les modèles du trident sont là, accompagnés de merveilles comme une Mercedes 300 SL Gullwing à côté d’un cabriolet BMW 507.

Arrive enfin le pèlerinage au saint des saints, Maranello! Le village le plus mythique des amateurs d’automobile. Des Ferrari à tous les coins de rue, un musée entier avec des F1 et des raretés, que du bonheur! Et que dire du déjeuner au « Cavallino » ? Le temps d’une pause, je réalise que je mange en face de l’usine d’où sortent ces voitures de rêve, dans le restaurant où tous ceux qui ont marqué l’histoire de Ferrari ont mangé, et surtout Le Commandatore. Cette sensation est indescriptible!

 

On en oublierait presque qu’on est venu pour la F1. Après une journée de pause passée dans la région du Lac Majeur (si vous y allez et que vous cherchez un moment de grâce, allez au Lac d’Orta, et visitez son île dédiée au silence) rendez-vous avec le coeur du séjour, les 3 jours du Grand Prix d’Italie.

Après avoir affronté la circulation italienne et ses règles aléatoires, les quelques centaines de mètres qui nous séparent du circuit sont parcourus dans un environnement boisé surprenant à l’abord d’un circuit si proche de la ville. On se croirait vraiment en pleine forêt. Mais dès les premiers cris de moteur, les poils se hérissent et le frisson promis m’envahit. Ça y est! Enfin je suis proche de celles que j’ai passé tant d’années à regarder derrière mon poste, enfin je comprends pourquoi tout le monde porte un casque anti-bruit, enfin je me rends compte de la vitesse ahurissante à laquelle ces voitures se déplacent.

 

Nous sommes placés juste après la première chicane, au bout de la ligne droite des stands parcourue à plus de 350 km/h pour les meilleurs. Gros freinage et grosse accélération en sortie pour ne pas louper la Curva Grande qui suit. Ce virage permet d’apprécier la technique de chaque pilote et d’avoir du spectacle, surtout dans les premiers tours de course, où ils arrivent à trois de front, alors que ça ne passe pas, et où chacun ruse pour trouver la meilleure trajectoire. J’ai pu aussi apprécier l’utilité des essais libres, et les progrès réalisés par les écuries sur leurs monoplaces au cours de ces trois séances.

La course fut assez peu animée, les Brawn (futures Mercedes officielles) signant un doublé les guidant vers le titre constructeur et celui des pilotes pour Jenson Button. Le seul incident fut la violente sortie de route d’Hamilton qui a offert de ce fait la troisième place à Kimi Räikkönen, alors pilote Ferrari. L’ambiance fut indescriptible, toute une foule vêtue de rouge se levant comme un seul homme pour célébrer le podium de l’un des siens… Unique !

 

Il restera de ce voyage un souvenir impérissable, celui d’avoir découvert un monde jusqu’ici lointain et caché dans la télévision, mais surtout la fierté et la joie d’avoir pu le faire avec un homme d’exception qui m’a tout appris, mon père.

© Thomas WAELDELE pour www.monjournalauto.fr – Tous droits réservés

Le résumé du tifosi tour 2009 au format PDF !
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