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Eco conduite

Gadget ou réalité ?

Pour ce premier article différent mes habituels essais, je vais vous parler d’un sujet qui me tient à coeur et qui amène des solutions à bon nombre de problèmes actuels concernant les déplacements, l’éco-conduite. A quoi ça sert, comment faire, quels bénéfices ? Voici mes réponses.

 

Dans éco, vous pouvez voir deux mots : économie et écologie. Le second étant lié au premier, je ne m’intéressais qu’à celui-ci. En effet le premier objectif de l’éco-conduite est de maîtriser sa consommation afin de la réduire. Pour cela, quelques principes simples, que je vais aborder tout de suite.

 

Tout d’abord, intéressez-vous à la fiche technique de votre véhicule. Si vous ne la trouvez pas sur monjournalauto.fr, vous pouvez aller sur le site du constructeur ou sur d’autres plus complets à ce niveau. Et là, cherchez la caractéristique du couple de votre moteur, c’est elle qui nous intéressera aujourd’hui, plus que la puissance.

 

Le couple, exprimé en Newton/mètre (N/m) ou en mètre/kg (mkg) pour un régime donné, définit, sans rentrer dans des notions physiques trop appuyées, la force de votre moteur à ce régime. Et c’est ce régime où le couple va être maximum qui va être très intéressant pour nous. Car c’est à ces vitesses de rotation (et alentour) que votre moteur évolue avec la meilleure efficacité.

 

Je vais illustrer mes propos avec mon véhicule quotidien, un Skoda Roomster 1.9 TDI 105 chevaux, son couple est de 24.5 mkg à 1.750 tours/minute. Pour une conduite économique et souple à la fois, je reste entre 1.500 et  2.000 tours, dans cette fameuse zone de confort et d’efficience mécanique.

Sachant que c’est à vitesse stabilisée que le moteur est le moins gourmand, il suffit alors d’y aller le plus rapidement possible, en accélérant franchement, mais pas comme un dingue, accélérateur à mi-course, voire ¾ de course (il est inutile d’avoir le pied au plancher), et une fois la vitesse désirée (ou autorisée) atteinte, de mettre le rapport supérieur, pour stabiliser le régime au plus bas, synonyme de faible besoin en carburant.

 

Et j’en viens au deuxième point : la souplesse. Si pour optimiser votre consommation, il va falloir faire preuve de dynamisme pour atteindre votre rythme de croisière, le fait de regarder loin et d’anticiper vos freinages va vous apporter tout autant. Car freiner tard et fort signifie que vous avez consommé du carburant pour atteindre et maintenir votre vitesse, alors que si vous aviez laissé ralentir votre véhicule, vous auriez bénéficié de la coupure d’injection lorsque le moteur n’est pas sollicité, et ainsi gagné en consommation.

 

Voilà les deux principes de base, que l’on peut résumer ainsi : évoluer dans la zone de couple maximal de votre moteur pour optimiser ses efforts et atteindre rapidement une vitesse stabilisée peu gourmande, et anticiper les freinages pour ne pas gaspiller de l’essence inutilement.

Maintenant, vous pouvez pousser l’expérience un peu plus loin. En effet, vous savez maintenant que ce sont les mises en vitesse qui consomment. Il va donc s’agir d’optimiser ces moments-là, et notamment dans les ronds-points ou les virages, qui nécessitent de ralentir et de ré-accélérer à la sortie.

 

Sans me lancer dans un cours de pilotage pointu, chaque virage a une trajectoire optimale, avec un point de braquage (où il faut tourner le volant pour prendre ledit virage), un point de corde (le « milieu » du virage en quelque sorte) et un point de sortie où vous retrouvez la ligne droite. En apprenant à lire cette trajectoire, vous pourrez passer de la meilleure manière vos virages, en ralentissant le moins possible, et en sollicitant moins votre moteur en sortie et donc en gagnant là aussi quelques précieux décilitres.

 

/!\ Attention !! Une route ouverte n’est pas un circuit, et que si vous devez trouver votre trajectoire, cela se fait sans empiéter sur la voie à contresens et en respectant les limitations en vigueur et les conditions de visibilité /!\

Dernière source d’optimisation : baisser votre vitesse moyenne. En effet, moins vous roulez vite, moins votre moteur tourne et moins il consomme. Rouler à 80 km/h au lieu de 90 sur départementales et 110 au lieu de 130 sur autoroutes. Et si vous pensez perdre du temps, faites le test en allant au travail, celui qui vous double, vous le retrouverez 9 fois sur 10 juste devant vous au prochain feu tricolore ou rond-point, alors à quoi bon ? Quant à la vitesse sur autoroute, sur un trajet de 800 kms, je n’ai perdu que 20 minutes (soit 4% de temps en plus), par contre j’ai gagné quasiment 20% de ma consommation. Là aussi, à quoi bon ?

 

Maintenant, vous savez quoi faire pour gagner en consommation, ce qui est l’objectif premier de l’éco-conduite. Mais vous vous apercevrez aussi que les gains peuvent être multiples. Une moindre usure de vos pneus, ce qui reporte l’échéance du changement qui représente toujours une somme non négligeable. La baisse de la vitesse moyenne apporte aussi une moindre saturation du réseau routier, donc moins de bouchons et au final une conduite apaisée et moins stressante, ce qui n’est pas le moindre de ses bénéfices. Essayez, vous serez convaincus !

© Thomas WAELDELE pour Mon Journal Auto – Tous droits réservés

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